Nolia
Vérifier un dossier de preuve
Dernière mise à jour : 19 octobre 2026.
Ce que c’est
Quand un salarié vise ses heures dans Nolia, la base de données garde la preuve de ce visa : qui a visé, quand, depuis quel accès. En cas de litige, son employeur télécharge le dossier de preuve d’une semaine, en PDF pour le lire, en JSON pour le vérifier.
Chaque dossier est signé par Nolia. N’importe qui peut vérifier qu’il n’a pas été modifié depuis, sans compte et sans passer par Nolia : il suffit du fichier JSON, de l’une des clés publiques ci-dessous et d’un outil de signature Ed25519.
Les clés publiques de Nolia
Chaque dossier nomme, dans son champ « signature », la clé qui l’a signé (« v1 », « v2 »…). Quand Nolia change de clé, la nouvelle s’ajoute ici et les anciennes restent, pour les dossiers signés avant.
Clé v1
Clé publique Ed25519, 32 octets en base64 :
+DooO0pIaXl+CURr0nvnDSnGSevV+R0fhKoUfSlUzXs=
La même, au format PEM (à enregistrer dans un fichier, par exemple « cle-nolia.pem ») :
-----BEGIN PUBLIC KEY----- MCowBQYDK2VwAyEA+DooO0pIaXl+CURr0nvnDSnGSevV+R0fhKoUfSlUzXs= -----END PUBLIC KEY-----
Vérifier, pas à pas
- Dans le fichier JSON du dossier, le champ « signature » donne le nom de la clé (« cle »), sa clé publique (« clePublique ») et la signature (« valeur », en base64). Vérifiez que cette clé publique est l’une de celles de cette page.
- Retirez les champs « empreinte » et « signature », écrivez le reste en JSON canonique (les clés triées, sans espaces : la forme du RFC 8785) et calculez son empreinte SHA-256, en hexadécimal : vous devez retrouver la valeur du champ « empreinte ». Sinon, le contenu a changé. Un fichier dont un objet répète un nom de champ (deux « minutes », par exemple) n’est pas un dossier de Nolia, comme le veut le RFC 8785 : la plupart des outils ne gardent que la dernière valeur, la seule signée.
- Vérifiez la signature Ed25519 de cette valeur (ses 64 caractères, sans retour à la ligne) avec la clé publique. Avec OpenSSL 3, par exemple, dans un terminal macOS ou Linux (sous Windows : Git Bash ou WSL) :
printf %s "<valeur de l’empreinte>" > empreinte.txt printf %s "<valeur de la signature>" | base64 -d > signature.bin openssl pkeyutl -verify -pubin -inkey cle-nolia.pem -rawin -in empreinte.txt -sigfile signature.bin
OpenSSL répond « Signature Verified Successfully » ; pour un dossier modifié, « Signature Verification Failure ». Toute autre bibliothèque Ed25519 convient : une clé publique de 32 octets, une signature de 64 octets, et pour message la valeur de l’empreinte.
Le PDF est la lecture humaine du même dossier, avec la même empreinte et la même signature : c’est le fichier JSON qui se vérifie.
Ce que la signature prouve
Elle prouve que le dossier a été produit par Nolia et que son contenu n’a pas changé depuis. Elle ne dit pas qui était derrière l’écran au moment du visa : c’est ce qu’éclaire le contenu du dossier (l’adresse de connexion, l’historique des accès, les signaux).
Ce dossier ne crée aucune présomption de fiabilité : il éclaire le juge. L’employeur est responsable du décompte des heures ; en cas de litige, le juge tranche au vu des éléments des deux parties.